En allant me balader sur le forum des JCA's ( Japan Couture Addict's), j'ai trouvé un très sympa tissu avec des chevaux. Voici ce que j'en ai fait pour Jeanne, avec un petit bout de lin :
Et de jolis boutons pour complèter le tout !
Et je vous offre aussi un peu du printemps de Normandie (enfin celle où j'habite c'est-à-dire, le sud de l' Eure) mais vous n'aurez pas l'odeur :
Pour moi, ici, c'est vraiment le symbole du printemps, le soleil tous les jours même quand ils sont gris !
Et pour vous souhaitez une bonne semaine, la toute première rose de mon jardin :
par fufu
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Bien que vivant en Normandie, je suis franc-comtoise d'origine et plus exactement du pays de Montbéliard. Autrefois, le pays de Montbéliard était une enclave
luthérienne au milieu de terres catholiques, et une principauté allemande (elle était rattachée au duché de Wurtemberg), qui a développé son propre patrimoine et l'a conservé intact durant les
trois siècles qui se sont écoulés de la Réforme, à son rattachement à le France en 1793. Ce patrimoine était composé de traditions de vêtements, d'ébénisterie, de langue et de tissage.
Ces traditions ont disparu sous la poussée de l'industrialisation et l'arrivée au pays de Montbéliard de populations nouvelles. Mais le vêtement traditionnelle de cette époque est resté et
est devenu le costume folklorique du pays de Montbéliard. Il est porté par les membres du Diairi, groupe qui perpétue les chants en patois et les danses du pays de Montbéliard.
Ce que je veux vous faire découvrir aujourd'hui, c'est le costume des femmes et en particulier la coiffe qu'elles portaient.Le costume traditionnel est plutôt sobre: une longue jupe de chanvre
de couleur sombre, un tablier étroit, une chemise en lin blanc sans col aux manches très larges et bouffantes serrées juste au dessus du coude, un corset de toile ou de velours noir et .... une
cale à diairi.
La cale à diairi est un petit calot qui se porte sur le haut de la tête, destiné à être porté sur un chignon bas, l'arrière du calot s'arrête à mi-tête. Il a deux "oreillettes" qui ne couvre que le
haut de l'oreille et quatre larges rubans : deux partent des oreillettes et se nouent sous le menton, les deux autres sont palcés à l'arrière du bonnet et forment un gros noeud qui cache le cou de
la femme qui le porte.
Mais si le costume est sobre, la cale a la particularité d'être richement brodée et de l'être d'autant plus que la femme qui la porte appartient à une famille aisée !
La 1ère cale attestée est celle de la fille de Georges CUVIER, en 1822. (Eh oui, Georges CUVIER, le "père" de la paléontologie moderne est originaire de Montbéliard !)
Bon, après tout ce bla-bla, je vais vous montrer à quoi ça ressemble et je vous donnerais quelques explications sur comment ça se fabrique.
A l'origine, une cale à diairi était brodée de perles très petites (5 000 à 10 000 par coiffe, voir davantage), de canetille or ou argent (fil ressort de métal que l'on coupe à la dimension
souhaitée et qui s'enfile comme une perle), de "miroirs" et de chenillette (fil de velours de soie très difficille à trouver actuellement) . Les motifs imposés sont traditionnels : fleurs,
grappes, épis de blé. Une cale est entièrement faite à la main, coutures comprises. Elle necessite au minimum 200 heures de broderie.
Ah ! j'oubliais un "détail" les deux cotés doivent être symétriques mais inversés !
Ben, c'est pas trop mal ! Car je peux vous dire que c'est pas facile du tout le 2ème coté !
Quelques détails :
En 1991, Danièle FUEHRER, décide, soutenue par l'office du tourisme de créer un atelier de brodeuses de cales à diairi afin de perpétuer cette tradition. Elle sera aidée par Rolande GEORGES,
membre du groupe folklorique du Diairi qui a eu l'occasion de restaurer plusieures cales et de voir ainsi les techniques utilisées.
Et j'ai fait partie de cet atelier ! J'ai voulu apprendre à faire ce petit bonnet que je ne porte jamais pour garder vivante une tradition d'art. L'atelier fonctionne de la façon suivante :
chaque brodeuse fait une cale pour elle, et une pour l'office du tourisme qui la vend ou l'offre à des hotes de marque.
Cette cale noire m'appartient. Voici celle que j'ai brobé pour l'office de tourisme :
Elle est en velours framboise et je ne l'ai brodée qu'en perles roses et blanches et en canetille argent. Elle a aussi des miroirs. Elle a aussi une particularité mais qu'on ne voit pas
très bien sur cette photo : elle a un motif central brobé à l'arrière de la tête, le centre de la grosse fleur et du noeud sont brodés sur la couture.
S'il y a des règles strictes quand aux motifs ou à l'emplacement des broderies, on est beaucoup plus libre quand au choix du tissu (souvent du velours mais ça
peut-être du satin ou de la soie) et de la couleur, du tissu comme des perles. Ensuite, on accorde les rubans à la couleur du fond. Les diairis d'enfant ont souvent un fond blanc, et les diairis
des veuves sont noirs, brodés uniquement de perles noires. Des merveilles sur lesquelles on "tue" ses yeux au dire de celles qui en ont brodé !
Pour cet article j'ai puisé mes informations dans Pays Comtois n° 18 de mai-juin 98, un article de Dominique Bonnet.
En me promenant sur divers blogs, j'ai découvert cette association :
L'étoile de Martin link.
Et parce que je suis maman (5fois), je n'ai pu qu'être sensible à son but.
J'ai donc décidé d'apporter ma petite pierre :
c'est une petite robe en lin, taille 2-3 ans avec des "paquerettes" faites dans un voile de sari que j'avais ramené de l'île Maurice. Les tiges sont brodées avec de
la chenillette.
Elle sera visible ainsi que plein d'autres réalisations sur le site :
donnemoitamain.canalblog.com
(désolée, j'arrive pas à insérer le lien)
réalisations qui seront vendues au profit de l'association.
par fufu
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Depuis quelques temps, j'avais envie de broderies plus géométriques. Le salon de l'Aiguille en fête m'a donné l'occasion de m'acheter quelques kits et patrons pour
me lancer dans des broderies que je ne pratiquais pas jusqu'alors. En voici un exemplaire :
Kit de "kitbroderie" link sur une mousseline de coton. Bien sur, il m'a fallu une loupe mais cette broderie a été un pur bonheur; avec ça, pas besoin de séance de méditation
!
J'en ai fait une jolie broche

Je voulais vous offrir encore quelques
créations de Pâques pour accompagner mes poules mais dernièrement, comme d'autres, j'avais des problèmes pour insérer des photos. Apparement,ça remarche, alors je vous offre ces réalisations, qui
datent des années antérieures.
Ci dessus un poussin pour Jeanne qui était mon petit poussin de 4 ans quand je l'ai fait. L'autre oeuf est une de ses réalisations.
Ci-contre l'oeuf noir est de moi, l'autre m'a été rapporté d'Autriche, je crois.

Collection en noir et blanc pour Pâques 2007. Le zèbre est en serviette en papier, celui du milieu est de Jeanne.

Création de Jeanne à l'école en 2006
Toujours à
l'école mais en 2007
Et comme je suis très conservatrice, surtout en ce qui concerne les "oeuvres" de mes enfants, voici une création de Lucie quand
elle était en maternelle. Elle a maintenant
17 ans!
Et un dernier, très beau. Un cadeau.

L'artiste qui l'a peint s'appelle Catherine Didon. Elle fait des merveilles d'une finesse incroyable,vu le support. A partir de l'étoile, elle a écrit en spirale,
le texte de la chanson de J. Brel dans L'homme de la Mancha : L'étoile .
Rèver, un impossible rève
Porter, le chagrin des départs
Bruler d'une posssible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop, même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
.....
Je vous laisse chercher la suite par vous même avec en prime la voix du "grand Jacques" et toute l'émotion qu'elle contient.
par fufu
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oeufs peints
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